Apprentissage
Les enfants atteints de ce syndrome ont plus de difficultés à acquérir des compétences motrices globales et fines que les autres enfants du même âge.
Les enfants semblent parfois paresseux et têtus. Derrière ce comportement se cache souvent la frustration de ne pas pouvoir réaliser une certaine tâche. Les tâches et les devoirs doivent souvent être répétés plusieurs fois avant que les enfants comprennent ce qu’on attend d’eux et comment les réaliser.
Il existe souvent un écart entre les compétences verbales et les compétences de performances. Les personnes atteintes du syndrome sont bien développées sur le plan verbal. Elles peuvent bien s’exprimer, mais utilisent des mots qui ne sont pas adaptés à leur âge. Elles ont plus de problèmes avec les compétences de performances, qui incluent l’organisation et la fonction visuo-spatiale. En raison de cet écart, les capacités des enfants et des adultes sont souvent surestimées, ce qui peut accroître les problèmes de comportement et la fatigue.
L’école peut être un véritable défi pour les enfants atteints du syndrome de Chung-Jansen. Une aide et un soutien supplémentaires sont souvent nécessaires. Si cela s’avère impossible, les enfants peuvent être orientés vers un enseignement spécialisé, où une attention plus particulière est accordée aux problèmes spécifiques auxquels l’enfant est confronté.
Il peut être difficile d’évaluer les capacités cognitives des jeunes enfants en raison de problèmes supplémentaires tels que le TDAH et la fatigue. Ils peuvent avoir du mal à se concentrer et à garder leur attention sur les choses qu’on leur demande de faire. Lors des tests, le QI de la plupart des enfants est d’environ 80, avec des pics de hausse et de baisse. Sur le plan socio-émotionnel, ils sont souvent beaucoup plus jeunes que leur âge réel.
La plupart des jeunes adultes vivent avec leurs parents, un petit nombre vit accompagné ou de manière autonome avec un soutien ambulatoire. Il y a aussi des adultes mariés et ayant des enfants.